Nous avons un temps magnifique à l’atterissage. Rangiroa est un atoll de l’archipel des Tuamotou alors que les îles que nous avons visitées précédemment (îles sous le vent) font parties de l’archipel de la Société. Changement d’archipel donc et changement de climat car Rangiroa a un climat beaucoup plus sec. Il y pousse surtout des cocotiers et quelques arbres fruitiers ou à fleurs, mais la végétation est beaucoup moins dense et luxuriante. Cette différence de climat s’explique par le fait que Rangiroa est un atoll. Il n’y a donc plus d’île à proprement parler avec un ancien volcan en son centre. En fait l’île est maintenant sous l’eau et ne reste que l’anneau de coraux comme terre ferme. C’est également ce qu’il se produira dans les autres îles dans quelques (milliers?) années.
A peine nos affaires posées, nous profitons de la piscine de l’hôtel pour nous rafraîchir du voyage et nous détendre. Nous avons de cet endroit un point de vue digne d’une carte postale.
Nous sommes dimanche et souhaitons depuis notre arrivée assister à un office polynésien. Dimanche dernier ayant été un jour de départ il nous a été impossible de nous rendre à la cathédrale de Tahiti pour 8h. C’était un peu trop tôt :s. Mais aujourd’hui nous sommes prêts. Nous louons des vélos pour faire le tour de l’île sur laquelle sont notre hotel et l’aéroport. Il n’y a qu’une route qui fait la longueur de l’île, soit 12 km, et nous nous situons quasiment au milieu. Nous récupérons donc nos vélos à 7h30, il nous reste 30 minutes pour faire les 6 km nous séparant de Avatoru.
Arrivés à l’église, nous demandons quand même au prêtre si nous sommes bien à l’église catholique car nous ne nous sommes pas habitués à toute cette mixité de religions et tant qu’à faire autant participer à une messe de notre religion. A notre grande surprise, la messe locale est dite par un prêtre du 14ème arrondissement de Paris, présent pour 2 semaines car la paroisse n’a plus de prêtre. Les chants et une bonne partie de la messe sont en tahitien. Nous n’avons pas tout compris mais nous avons trouvé l’office très vivant. Les chants accompagnés de musique d’ici et le fait que toute l’église se donne la main pour le Notre Père rendait la messe très chaleureuse. Nous apprenons également, coïncidence extraordinaire, que l’évangile est arrivé sur cette île un … 9 mai. Comme quoi tout se recoupe :D.
Nous allons ensuite de l’autre côté de l’île et faisons une pause avec vue sur une passe (passage de quelques dizaines de mètres entre deux morceaux de terre par lequel l’eau de l’océan et du lagon se rencontrent, le courant est tantôt entrant, tantôt sortant) par chance nous y sommes quand le courant est sortant avec de belles vagues et nous apercevons quelques dauphins qui jouent avec ces vagues, nous en voyons même un sauter à plus de 2 m au dessus du niveau de l’eau.
Par contre nous rentrons avec un sacré mal de fesses !
Cette île est réputée pour sa faune aquatique et ses beaux spots de plongée. C’est pour cela que nous avons choisi d’y faire notre baptême de plongée ! Nous y allons avec un peu d’appréhension car nous avons déjà bu plusieurs fois la tasse avec nos tubas 😉 en snorkeling. Et là pas question de remonter vider nos masques …
Finalement, la plongée est complètement différente du snorkeling, et nous faisons surtout attention à nos oreilles qui souffrent un peu des changements de pression. Nous nous habituons doucement à la respiration à l’aide de la bouteille et à gérer nos déplacements en 3D. Au final nous voyons des bancs de poissons, des poissons tropicaux, des bénitiers, une murène dont la tête sortait de son trou, 3 requins et un tout petit serpent de mer qui était caché dans les coraux. Nous avons même vu un poisson se faire prendre par un appât et remonter vers la surface pendant que le reste du banc se dispersait affolé. Marine aussi, un peu affolée, tu crois qu’on peut se faire pêcher ?
Cette première plongée a dû durer une trentaine de minutes seulement mais nous en sortons fatigués.
Nous faisons connaissance avec 2 autres couples en lune de miel qui ont également plongé et qui sont au même hôtel que nous et nous nous donnons rendez-vous pour boire un verre tous les 6 le soir près de la piscine. Nous passons une soirée sympathique à raconter nos périples en Polynésie.
Nouvelle journée à Rangiroa, il y a beaucoup de vent et le temps se couvre, pas de chance c’est aujourd’hui que nous faisons une excursion avec 2 heures de bateau aller ! Tout ça dans l’espoir de voir les « sables roses » de Rangiroa. Nous partons alors que nous ne sommes même pas surs de pouvoir apercevoir ce sable car quand le temps n’est pas clément, il a tendance à se retrouver submergé.
L’aller est une horreur, Marine se demande si l’on rentrera vivants, le lagon est déchainé, le bâteau monte haut et redescent d’un coup à plat sur l’eau. Nous perdons quelques centimètres à chaque vague tellement notre colonne se tasse. Marine essaie d’anticiper les « plats » en se levant pour éviter de prendre des coups mais cela ne fonctionne pas à tous les coups et en plus ça fait trop travailler les cuisses :D. Après 1h30 de bâteau, le ciel n’en fait lui aussi qu’à sa tête et en plus des vagues nous nous prenons une saucée digne d’un déluge. La visibilité n’est plus ce qu’elle est mais le capitaine n’en démord pas et ne ralentit pas, « surfant » de gauche à droite pour éviter les récifs pointant le bout de leurs nez par moment ici et là. Jusqu’à ce que … nous foncions directement sur un « oublié » et sur lequel nous nous échouons. Nous commençons à paniquer quand le capitaine décide, un peu affolé, de plonger pour vérifier l’état du matériel. Heureusement pour nous, aucune avérie n’est à déplorer mais on s’en rappelera de celle-là surtout à 1h30 de bâteau de notre hôtel.
Nous sommes trempés jusqu’aux os, un peu rafraichis par la pluie et le récif mais heureusement pour nous le temps est très changeant ici, principalement car aucune montagne ne garde les nuages, et nous arrivons finalement aux « sables roses ». Le temps n’étant pas le plus idéal nous ne pouvons voir qu’une petite bande de ce sable mais au moins tout n’est pas sous l’eau ce qui est déjà pas mal.
La suite de la journée est bien plus clémente, nous pouvons pique niquer tranquillement sur un petit motu. Poisson cru au lait coco, grillades, pain coco et confection de plats et sacs à main à partir des feuilles de palmiers sont de la partie.
Et faire quelques sorties snokerling sans être dérangés par la pluie.
Le lendemain, journée de repos, nous en profitons pour nous détendre et visiter la ferme perlière de Rangiroa. Nous apprenons, plus en détails que lors de la visite du musée de la perle à Tahiti, la pratique de la greffe pour la culture de la perle et avons même la chance de voir des greffes et des retraits de perles en direct.
Marine craque pour deux jolies perles avec des reflets … bleus (oui étonnant …) qu’elle fera monter en boucles d’oreille.
Dernier jour à Rangi, nous nous levons tôt pour essayer de faire encore un peu de snorkeling près de l’hôtel mais le vent étant levé, nous avons du mal à apercevoir les poissons dans les meilleures conditions. Et pas question de sortir le kayak … dommage.
Marine s’est habillée pour l’occasion. Alors dans l’ordre tongue couleur lagon, jupe couleur océan et haut couleur piscine. La grande classe non ?
On en profite pour faire quelques photos en amoureux. Puis on se prépare à dire au revoir à ce lieu magnifique. Prochaine destination Moorea avant notre retour en France. Et oui cela passe trop vite.




















Wahou superbes photos, cela fait réver! surtout moi bloqué depuis maintenant 2 mois avec mes béquilles à la ferme :p
Vivement que je découvre l’album complet 🙂
Bisous