Ca y est nous sommes enfin arrivés à l’aéroport de Papeete !
Nous sommes accueillis par des joueurs de Ukulélé et une Vahiné dansant sur leur musique et un collier de fleurs de tiaré. Voilà une bonne façon de nous mettre dans le bain !
Nous faisons la queue pour passer le contrôle, nous en aurons passé du temps dans ces aéroports ! Nous récupérons la voiture de location, une toute petite chinoise de la taille d’une 107, nos sacs à dos ne rentrent même pas dans le coffre, et nous ne sommes pas sûrs de la robustesse de cet engin dont la finition rapelle celle d’un scooter plutôt que celle d’une voiture.
Bref, nouvelle étape dans notre aventure : trouver notre premier hébergement. C’est, à priori, à 15 km et nous n’avons pour seule indication que le point kilométrique PK18.300. Très concentrés dans la nuit, nous nous trompons plusieurs fois de route (pensant être déjà arrivés …). Ce qui est difficile car Tahiti ne possède qu’une route principale faisant tout le tour de l’île.
Finalement, nous finissons par repérer l’accès à la plus belle plage de Tahiti (d’après les locaux) près du PK18, nous ne devons plus être loin.
Effectivement, une pancarte indique notre pension quelques dizaines de mètres plus loin. En empruntant un chemin de terre légérement chaotique, nous découvrons une chambre avec notre nom sur la porte et une française fraîchement installée vient nous acceuillir. Après une bonne nuit de récupération, nous profitons du petit déjeuner et découvrons avec joie notre première plage translucide avec une température du lagon très agréable.
Puis, direction Papeete, la ville comme on dirait chez nous :-D. Nous découvrons les aménagements récents faits le long du bord de mer : jardin très aéré avec des cocotiers, palmiers et autres arbres fleuris (Tiarés, Hibiscus, Frangipaniers …). Alors que nous trouvons cet aménagement très agréable, les polynésiens, eux, le trouvent so Hawaïen ! et regrettent la perte d’identité de ce bord de mer.
La culture de la perle huîtrière est très forte en Polynésie et la visite du musée de la perle nous a permis de saisir le fonctionnement de la création de ces objets en nacre qui est en fait une défense de l’animal sur les corps étrangers. Savez-vous que les perles de culture trouvaient leur origine dans la greffe d’un morceau d’un coquillage du Mississippi dans l’huître polynésienne ?
Nous observons un temple protestant pas très éloigné du musée et visitons la cathédrale. Les religions protestantes et catholiques sont les religions principales, suite aux conversions effectuées par les colons (français et anglais principalement). Un nombre impressionant de lieux de culte (dont nous ne comprenons pas toujours de quoi il en retourne) ont été batis et les polynésiens les fréquentent beaucoup.
Après avoir fait un bon parcours dans Papeete, il est temps de goûter à la bière locale (Hinano bière de Tahiti) pour Matthieu et à un jus de papaye pour Marine. Le vol, le décalage horaire et l’absence du repas le midi en Polynésie nous ont bien fatigués. Pas de suprise pour la bière mais le jus de papaye, en fait, c’est rafraichissant mais pas sucré :-(.
Le soir nous profitons de la fête du Heiva (concours annuel de chants et de danses polynésiens entre les différentes îles et même la Nouvelle-Zélande) qui se déroule en juillet pour s’impregner un peu plus de la culture polynésienne. Bien que, nous ne comprenions strictement rien aux chants, les danses et plus particulièrement les déhanchés des vahinés sont impressionants ! Nous rentrons plutôt crevés pour un premier jour mais avec de belles images pleins les yeux.
Le lendemain, nous avons rendez-vous à 8h près de Papeete pour une randonnée dans la montagne volcanique avec un guide. Après quelques difficultés pour trouver le lieu de rendez-vous, nous finissons par retrouver Moana (océan en polynésien) notre guide. Nous débutons la randonnée, notre guide est passionnée par la nature et ne se sent bien qu’en montagne, cela se ressent fortement dans ses explications sur toute la flore qui nous entoure. Au programme, 5 heures de randonnée (aller-retour) avec tout d’abord, un point de vue magnifique sur la cascade de la Fautaua. Puis après quelques efforts supplémentaires (et un peu d’escalade) nous arrivons au sommet de la cascade et pouvons nous baigner dans des vasques où l’eau est, on va dire, un peu fraîche pour Matthieu, alors que Marine plus téméraire teste même le toboggan naturel. La montée valait les efforts consentis, le panomara et les paysages sont tout simplement merveilleux. C’est notre petit côté montagne avant de goûter au lagon des îles où nous irons par la suite.
Pour le repas, Moana avait prévu les choses en grand. Je ne saurais vous redire tout ce que l’on a mangé mais en vrac banane sous toutes ses formes (rose et cuite, jaune et crue …), patate douce, taro, uru, pain local sans croûte car cuit dans des feuilles, et une spécialité chinoise à base de riz gluant et de viande. En dessert, des morceaux de fruits broyés (papaye, banane et potiron), mélangés à de l’amidon, enveloppés dans une feuille de bananier et cuits au four. Le tout est ensuite arrosé de lait de coco et même si l’ensemble a un aspect gélatineux c’est vraiment délicieux. Un autre bon moyen d’entrer dans la vie polynésienne !
Pour motre dernier jour à Tahiti, nous nous levons avec les jambes un peu lourdes de la veille. Aujourd’hui, nous avons un vol vers 16h pour Huahine, il ne faudra pas le rater ! Nous profitons d’avoir encore la voiture de location pour descendre le long de la côte ouest de Tahiti. Cela nous permet de voir notre premier Marae (édifice religieux traditionnel constitué d’un assemblage de pierres dont la plupart sont d’origine volcanique), de visiter des grottes naturelles, de tremper nos pieds dans des sources, d’admirer des spots de surf jusqu’au début de la presqu’île de Tahiti iti.
Nous retournons à l’aéroport pour un nouveau départ.










Trop belles photos
Quelle chance
Grand coucou de Normandie
Deslandes & Co